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Shanghai Travel

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Nanxiang, le vieux bourg : le berceau des xiaolongbao, et le bourg lui-même

Nanxiang, à Jiading, est un bourg au bord de l'eau en lisière de Shanghai qui garde encore un vrai noyau ancien : une paire de pagodes de brique, un temple et le jardin classique Guyi, tous à distance de marche dans le bourg. C'est aussi le berceau des xiaolongbao, mais la longue file de la rue ancienne mesure la notoriété. Ce guide dit ce que l'on voit réellement, à quel point la rue ancienne est commercialisée, si une demi-journée suffit, comment y aller, et ce qui déçoit.

Dernière mise à jour10 min de lecture

Une photo de rue de quartier résidentiel, couchée sur le côté et floue : les unités extérieures de climatisation et les fenêtres teintées de bleu d'un immeuble résidentiel blanc à plusieurs étages occupent plus de la moitié de l'image, un houppier dense d'arbres à feuillage persistant au centre, une haie derrière une clôture basse en bois, un lampadaire dressé sur un pavage sombre, et dans un angle un deux-roues garé, recouvert d'une matière violet foncé et bleue ; l'image entière est couchée à quatre-vingt-dix degrés.

Nanxiang se trouve à Jiading, dans le nord-ouest de Shanghai : un bourg au bord de l’eau, en lisière de la ville, qui garde encore un vrai noyau ancien, avec une rue ancienne le long de la rivière et des ponts de pierre, un temple, une paire de pagodes de brique, et le jardin classique Guyi, à distance de marche dans le même bourg. C’est aussi de là que vient la lignée des xiaolongbao, et le nom voyage plus loin que le bourg lui-même. Ce guide dit ce que l’on voit réellement, à quel point la rue ancienne est commercialisée, si une demi-journée suffit, comment y aller, et ce qui déçoit.

Ce qu’est Nanxiang : un vrai noyau ancien, à petite échelle

Nanxiang est à Jiading, au nord-ouest du centre, un bourg à la lisière de Shanghai. Son noyau ancien s’appuie contre une rivière : la rue ancienne s’étire le long de l’eau, plusieurs ponts de pierre la franchissent, et sous eux se reflètent les murs blancs, les fenêtres à treillis de bois et les enseignes.

Trois choses méritent vraiment le nom de monument. Une paire de pagodes de brique se dresse sur un côté de la rue ancienne ; leurs avant-toits de brique serrés et leur couronnement laissent voir l’âge, et on les dit généralement âgées d’un millier d’années environ, vestiges du Moyen Âge, mais les dates exactes et l’ampleur des reconstructions font débat : vérifiez les sources officielles avant de partir. Le bourg compte un temple, désigné comme temple Yunxiang sur le plan de visite de la rue ancienne, juste en bordure du parcours ; son ouverture et les modalités d’entrée sont à confirmer sur place, le jour même. Le troisième est le jardin classique Guyi, à distance de marche de la rue ancienne dans le même bourg, mais il est clos de murs, l’entrée se paie normalement, et il ne se confond pas avec la rue.

Il faut être clair sur l’échelle : c’est un noyau ancien à l’échelle d’un bourg, pas une ville d’eau comme Zhujiajiao. Parcourir la rue ancienne prend moins d’une heure ; la rivière n’est pas large, et l’« eau » est celle d’une rivière qui traverse le bourg, pas d’un vaste plan d’eau. L’avantage, c’est la densité : pagodes, temple, jardin et snacks à distance de marche. Le prix à payer, c’est de revoir ses attentes à la baisse.

Les xiaolongbao : le berceau est ici, mais la file mesure la notoriété

Nanxiang est le berceau de la « lignée de Nanxiang » des xiaolongbao. Cette lignée est plus grosse, la peau un peu plus épaisse et la farce hachée plus grossière, si bien que le goût du blé et la texture de la viande sont plus marqués que dans la version de la ville, plus petite et plus délicate, à la peau mince, à la farce fine et au bouillon clair. Ni l’une ni l’autre n’est supérieure : tout dépend si vous préférez le fin ou le consistant. La dégustation suit un ordre fixe : on tient le ravioli dans une cuillère, on mord d’abord une petite ouverture pour laisser échapper la vapeur, on boit le bouillon, puis on mange ; si l’on mord d’emblée, la première chose que l’on rencontre, c’est le bouillon brûlant.

Le bourg exploite le thème à fond : la rue ancienne compte une très forte densité de boutiques de snacks, les paniers vapeur sont posés devant les portes, et les enseignes, les coffrets cadeaux et les emballages répètent tous le mot « origine » ; les jours fériés, la file des établissements les plus connus déborde dans la rue.

Deux constats honnêtes. D’abord, la longueur de la file reflète la notoriété, l’emplacement et la circulation de l’information, pas la qualité de la cuisine ; les adresses qui servent des xiaolongbao corrects ne manquent pas à Shanghai, et il n’est pas nécessaire de miser un repas sur la file la plus longue. Ensuite, les établissements renommés de la rue ancienne ne sont pas automatiquement meilleurs que les bonnes adresses du centre ; l’écart est généralement bien plus petit que la file n’est longue, et ce que vous payez, c’est du temps. Le verdict repose toujours sur les mêmes fondamentaux : une peau fine mais élastique, une farce qui a du ressort, un bouillon limpide et gélatineux, des paniers vapeur qui fument en continu plutôt que des paniers précuits que l’on réchauffe. Pour la dégustation et pour reconnaître la qualité, les questions-réponses sur les xiaolongbao entrent plus dans le détail que cette page.

Ce que l’on voit réellement

La rue ancienne : une ruelle dallée de pierre le long de la rivière, bordée de devantures en bois sombre, de murs blancs, de tuiles noires et de rangées de lanternes rouges ; on peut monter sur plusieurs ponts de pierre pour regarder l’eau de part et d’autre, où se reflètent les enseignes et les avant-toits. C’est le tronçon le plus animé et le plus complètement commercialisé du bourg.

Les pagodes : la paire se dresse sur un pavement à côté de la rue ancienne, entourée de grilles de fer, avec une stèle gravée à côté. Leur taille est modeste, et en faire le tour prend une dizaine de minutes ; mais c’est le vrai monument du bourg, et il vaut qu’on s’attarde sur les corniches de brique, la silhouette qui se resserre vers le haut et le couronnement, plutôt que de ne s’en servir que comme décor ; pour les dates et l’histoire, fiez-vous aux panneaux sur place.

Le temple : celui que le plan de la rue ancienne désigne comme le temple Yunxiang, sur le parcours même ; son ampleur et son état d’ouverture ont changé ces dernières années, et les règles d’entrée sont celles du jour, à confirmer sur place.

Le jardin Guyi : la partie de Nanxiang qui mérite le plus qu’on lui réserve du temps à part. Bassin, rocaille, galeries couvertes, fenêtres ajourées et bosquets de bambous, reliés par l’eau en un parcours complet. Ses origines sont généralement situées sous les Ming, et la disposition actuelle a été reconstruite à plusieurs reprises ; pour les dates précises, fiez-vous aux sources officielles. Le jardin est normalement payant, les tarifs et les règles de gratuité étant publiés le jour même par les canaux officiels, et l’on ne donne ici aucun chiffre ; en faire le tour en s’arrêtant un moment demande une à deux heures, ce qui est le rythme normal.

Jusqu’où va la commercialisation de la rue ancienne, et ce que cela signifie pour le visiteur

Complète. La rue ancienne est aujourd’hui dominée par la nourriture : brochettes grillées, fritures, thé au lait, boutiques de snacks et de souvenirs, avec des enseignes lumineuses aux grandes lettres, les chaînes occupant les meilleures places ; à l’entrée se dressent un portique portant une inscription et des installations pour la photo, et les jours de fête, les lanternes s’accrochent partout. C’est une rue de restauration destinée aux visiteurs, glissée dans la coquille d’une vieille ruelle.

Cela ne signifie pas que tout soit faux. Les pagodes, le temple et le jardin du noyau ancien sont authentiques, et le tracé des ruelles est ancien ; mais les façades, le pavage et les commerces qui longent la rue sont pour l’essentiel le produit de cette vague d’économie touristique. Lisez la « rue ancienne » comme une rue commerçante posée sur un fond ancien, et vos attentes seront justes.

Trois conséquences concrètes. D’abord la foule : les jours fériés et les week-ends, de midi au soir, sont les moments les plus chargés ; les ruelles sont étroites, et il faut se ranger sur le côté pour photographier. Ensuite, l’uniformité de l’offre : ce qui se vend dans toute la rue se retrouve dans n’importe quel site touristique du Jiangnan, à des prix de site touristique ; pour mieux manger, marchez quelques pâtés de maisons hors de la rue ancienne, où les adresses qui cuisinent pour les habitants sont plus sûres. Enfin, la vie quotidienne se trouve sur les bords : tournez dans une ruelle latérale ou sortez de la rue ancienne vers les quartiers d’habitation, et le linge qui sèche, la réparation de vélos et les courses sont encore là, mais c’est le quotidien du bourg, pas le « site touristique ».

Pour le calme, le meilleur créneau est tôt le matin, autour de l’ouverture des boutiques ; les jours de semaine valent mieux que les week-ends ; la pluie vide les ruelles, au prix d’un pavage glissant.

Le temps à prévoir, comment y aller, et comment le combiner avec le reste de Jiading

Temps : la rue ancienne seule, avec les pagodes et le temple, demande environ deux heures, soit une étape dans une demi-journée ; ajoutez le jardin Guyi parcouru sérieusement, plus une à deux heures et un repas, et la demi-journée est pleine ; pour enchaîner avec d’autres points du centre de Jiading, comptez une journée entière. Aucun transport n’est nécessaire dans le bourg ; prévoyez des chaussures confortables.

Comment y aller : Nanxiang se trouve au nord-ouest du centre, en direction de Jiading. Le réseau ferroviaire urbain compte une station dans le bourg, et, à la sortie, rejoindre la rue ancienne à pied en suivant les indications est généralement le plus direct, même si un court trajet de correspondance peut être nécessaire ; à vérifier selon les informations du jour. Cette page ne donne volontairement ni numéro de ligne ni nom de station, car ce genre de détail change : avant de partir, confirmez la ligne, la station, la direction de la sortie et le temps de marche sur la carte et les informations officielles du jour. Le taxi ou la voiture sont aussi possibles ; le bourg dispose de parkings, mais les places sont chères les jours fériés.

Combinaisons : le centre de Jiading a sa propre rue ancienne, son temple confucéen, ses jardins et sa pagode, et il complète Nanxiang : l’un pour le noyau ancien au bord de l’eau et les pagodes de brique, l’autre pour les ruelles d’une ville de district et son académie. Les horaires d’ouverture, les règles de réservation et les billets diffèrent d’un lieu à l’autre : organisez-vous selon les informations du jour ; faire les deux dans la même journée impose un départ matinal et beaucoup de marche. Le même type d’arbitrage est comparé dans la critique du vieux bourg de Panlong.

Ce qui déçoit vraiment, et à qui cela convient

D’abord les mots « vieux bourg ». Ils évoquent des quartiers entiers de vieilles maisons et une vie au fil de l’eau ; en réalité, c’est une rue ancienne recouverte de commerce et quelques vrais monuments, et seules les pagodes, le temple et le jardin sont du solide. Ce sont ceux qui viennent pour « visiter un vieux bourg » qui ressentent le plus fort l’écart.

Ensuite la taille des pagodes : une paire dressée au milieu d’un pavement, derrière des grilles, vue en quelques minutes ; cela vaut un regard, mais ne justifie pas le déplacement à soi seul.

Troisièmement, la file des xiaolongbao et le commerce qui l’entoure : elle mesure la notoriété, et les coffrets de souvenirs sont à prix de site touristique.

Quatrièmement, l’eau : la rivière est étroite, bordée d’enseignes et de lanternes ; le cadre est joli, mais il manque l’étendue d’eau ouverte et les rangées de maisons au bord de l’eau d’une ville d’eau.

Cinquièmement, au-delà de la rue ancienne : un bourg ordinaire et des immeubles récents, sans un second site à enchaîner.

À qui cela convient : à ceux qui veulent manger de vrais xiaolongbao de Nanxiang en marge de Shanghai ; à ceux que les pagodes de brique, les temples et les jardins classiques intéressent, et qui réserveront du temps au jardin Guyi ; aux habitués qui ont déjà passé quelques jours à Shanghai et veulent une demi-journée hors du centre ; et à ceux qui logent dans le nord-ouest et passent par là.

À qui cela ne convient pas : à ceux qui n’ont que deux ou trois jours et viennent pour la première fois, car le centre-ville compte beaucoup de lieux qui méritent davantage leur temps ; à ceux qui attendent une ville d’eau complète, et qui devraient plutôt aller à Zhujiajiao ; à ceux qui n’aiment pas les sites touristiques en forme de rue commerçante ; et à ceux qui ne viennent que pour les photos, sans intérêt pour les monuments.

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Photographies

Photographie de Nanxiang, le vieux bourg : le berceau des xiaolongbao, et le bourg lui-même 1Photographie de Nanxiang, le vieux bourg : le berceau des xiaolongbao, et le bourg lui-même 2Photographie de Nanxiang, le vieux bourg : le berceau des xiaolongbao, et le bourg lui-même 3Photographie de Nanxiang, le vieux bourg : le berceau des xiaolongbao, et le bourg lui-même 4

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